Le septième art français débarque en Colombie

Né en France et considéré comme l’une des références mondiales, le septième art français est mis à l’honneur, depuis le 19 septembre, dans plusieurs villes colombiennes lors du Festival du « ciné francés ». Celui-ci offre une programmation variée : courts-métrages, longs-métrages, films d’animation, une édition spéciale Mai 1968 et une rétrospective dédiée au célèbre réalisateur français Henri-Georges Clouzot.

Une découverte culturelle variée

La motivation principale du Festival : faire découvrir le cinéma français au public colombien.

Une programmation destinée aux adultes comme aux enfants avec deux projections de films d’animation récents: Le grand méchant renard et autres contes (2017), de Benjamin Renner et Patrick Imbert, puis Kirikou et la sorcière (1998) de Michel Ocelot.

Nouvelle manière de raconter et de vivre le cinéma, la réalité virtuelle occupe une partie de la programmation. Ainsi, cinq courts-métrages, dont la majorité de science-fiction, ont été diffusés les 20, 21, 26, 27 et 28 septembre de 15 à 17 heures au Centro Ático de la Universidad Javeriana. Pour profiter pleinement de l’expérience, le public s’est équipé d’écouteurs et de lunettes spéciales.

Extrait du film 'Kirikou et la sorcière' de Michel Ocelot, 1998. Source : www.institutfrancais.com

Extrait du film 'Kirikou et la sorcière' de Michel Ocelot, 1998. Source : www.institutfrancais.com

50 ans d’histoire française

À travers ce festival, le public peut prendre connaissance d’une période clé de l’histoire de France : Mai 1968. Pour célébrer les 50 ans cette année de la grande lutte française, trois documentaires mettent en lumière ces revendications politiques, sociales et culturelles :

Mourir à 30 ans (1982) de Romain Goupil dévoile l’implication du réalisateur et de son ami Michel dans les manifestations étudiantes ainsi que l’esprit de révolte qui y règne.

Le fond de l’air est rouge, (1998), de Chris Marker, dresse le portrait des personnalités de la gauche de l’époque impliquées dans le mouvement contestataire.

Milou en Mai, (1990), de Louis Malle, raconte l’histoire de la famille Milou au moment où la révolte parisienne éclate. Un décès survient, et alors que le monde est en train de changer, l’enterrement se complique.

Extrait du film 'Milou en mai' de Louis Malle, 1990. Extrait du documentaire 'Mourir à 30 ans' de Romain Goupil, 1982. Source : www.institutfrancais.com

Extrait du film 'Milou en mai' de Louis Malle, 1990. - Extrait du film 'Milou en mai' de Louis Malle, 1990.

Nicolas Boone, l’invité des courts-métrages

Spécialiste des soirées courts-métrages, le Cinéma Tonalá à Bogotá va en projeter cinq lors de sa BOGOSHORTS sessions, le lundi 1er octobre : L’âge des sirènes de Héloïse Pelloquet, K-Nada de Hubert Charuel, Jeunesse des loups-garous de Yann Delattre et Chasse Royale de Romane Gueret et Lise Akoka.

Cette année, un court-métrage est particulièrement attendu : Las Cruces, une production du Français Nicolas Boone, l’invité de l’édition 2018. Présenté lors de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, le film nous plonge dans l’un des quartiers les plus défavorisés de Bogotá où joie, espoir et violence rythment le quotidien des habitants.

Extrait du court-métrage 'K-Nada' de Hubert Charuel, 2014. Extrait du court-métrage 'Mozart 360' produit par ARTE France. Source : www.unifrance.org

Extrait du court-métrage 'K-Nada' de Hubert Charuel, 2014. - Extrait du court-métrage 'K-Nada' de Hubert Charuel, 2014.

Hommage au grand cinéaste français : Henri-Georges Clouzot

Après que la cinémathèque française à Paris lui a consacré une rétrospective, c’est au tour de la Colombie de rendre hommage à Henri-Georges Clouzot. Spécialiste du thriller psychologique, le réalisateur est souvent surnommé le Hitchcock français.

Décrié comme salué, il a marqué l’ère du cinéma français par l’originalité de ses œuvres. Trois d’entre elles sont à voir pendant ce festival : l’Assassin habite au 21 (1942), Les Diaboliques (1955) et Le mystère de Picasso (1956).

Extrait du film 'L’assassin habite au 21' de Henri-Georges Clouzot, 1942. Source : www.institutfrancais.com

Extrait du film 'L’assassin habite au 21' de Henri-Georges Clouzot, 1942. Source : www.institutfrancais.com

Au revoir Là-haut et Lumière ! L’Aventure commence : à l’image du septième art français

Au revoir Là-haut (2017) est l’une des projections les plus attendues de cette édition. Ce film d’Albert Dupontel nous renvoie en France (1919) où deux rescapés de la Première Guerre Mondiale montent leur propre arnaque aux monuments aux morts.

Lors de la 43ème cérémonie des César en mars 2018, le film a reçu différents prix : Césars de la meilleure adaptation, du meilleur réalisateur, de la meilleure photographie, des meilleurs décors et des meilleurs costumes.

Autre film important de cette édition : Lumière ! L’Aventure commence dirigé par Thierry Frémaux. Il retrace la naissance du cinéma français, inventé par les frères Lumière à Lyon en 1895.

Un film parmi tant d’autres à découvrir jusqu’au 17 octobre à Bogotá et dans le reste du pays : Medellín, Cali, Bucaramanga, Barranquilla et Pereira.

Extrait du documentaire 'Lumière ! L’Aventure commence' de Thierry Frémaux, 2017. Source : www.unifrance.org

Extrait du documentaire 'Lumière ! L’Aventure commence' de Thierry Frémaux, 2017. Source : www.unifrance.org